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29/12/2018

Les albums de mon année 2018.

2018. L’année où j’ai découvert Incubus vingt-sept ans après tout le monde. Celle où je me suis plongée dans la discographie de Björk et où Biophilia a rejoint le top de mes albums préférés. Celle où l’électro pop, le rap et le reggaeton/cumbia féministe d’Amérique Latine m’ont séduits. Celle où mon intérêt pour la musique techno a été piqué. 2018 aura été un crû placé sous le signe de la découverte, en passant de l’Australie par la Tunisie et le Chili, voici un tour d’horizon des albums qui ont marqués mon année 2018.

 

Love.jpg11. Amy Shark: Love Monster.

Découverte au hasard de mes errances youtubiennes, l’australienne Amy Shark m’a accompagnée cet été. Dans son premier album, recueil de chansons témoignages, l’artiste se livre avec une écriture sincère et incisive. Bien qu’elle ne sorte pas des sentiers battus, sa pop rock est d’une efficace solidité.

 

 

Miyavi.jpg10. Miyavi Samurai : Sessions, Vol. 2.

Collaboration entre Miyavi et plusieurs artistes, cet album est un concentré de pure énergie rock qui file la pêche.

 

 

 

 

Bomba.png9. Bomba Estéreo : Ayo.

Débarqué tout droit de Colombie, le groupe Bomba Estéreo m’a toute de suite séduite avec sa cumbia saupoudrée de beats électros. Une musique festive et entêtante à écouter sans modération.

 

 

 

Liminal.jpg8. Sigur Rós, Alex Somers, Paul Corley: Liminal.

Cette playlist en ligne est un projet collaboratif qui enchante l’ouïe cinquante-neuf belles minutes. Les islandais de Sigur Rós et leur deux acolytes nous transportent dans un voyage onirique. On se laisse bercer par des mélodies aériennes parfois intrigantes, s’imaginant errer dans l’espace ou vers des contrées scandinaves.

 

 

Rubio.jpg7. Rubio : Pez.

La chilienne Fran Straube m’a envoûtée avec son électro pop éthérée. Sa voix plane, fantomatique, sur des mélodies apaisantes et quasi chamaniques. Un voyage musical zen.

 

 

 

JA.jpg6. Jeanne Added : Radiate.

Jeanne Added signe un retour gagnant avec son second opus. L’électro pop y irradie par sa force et, la voix de la rémoise nous électrise.

 

 

 

 

Georgi Kay.png5. Georgi Kay: Where I Go to Disappear.

Association d’électro pop aux légers accents expérimentaux, ce premier opus regorge de mélodies sensuelles et magnétiques portées par le timbre lascif de Georgi Kay.

 

 

 

King Princess.jpg4. King Princess: Make My Bed.

Nouvellement débarquée sur la scène pop américaine King Princess n’a rien à envier à Hayley Kiyoko. Son premier EP bourré de titres accrocheurs m’a toute de suite conquise. Il me tarde d’écouter son album.

 

 

 

Deena.jpg3. Deena Abdelwahed: Khonnar.

DJ et productrice issue de la scène alternative tunisienne, Deena Abdelwahed mêle rythmes technos et sonorités orientales ensemble. Un mariage singulier, captivant et entêtant.

 

 

 

Missy.jpg2. Missy Higgins Solastalgia.

Autre album phare de mon été, Solastalgia oscille entre mélancolie et optimisme. Un paradoxe saisissant porté par des titres forts teintés d’électro qui se démarquent de la pop plus traditionnelle à laquelle nous avait habitué l’artiste.

 

 

 

Flow State.png1. Tash Sultana Flow State.

Depuis que j’ai découvert Tash Sultana l’an dernier, son EP Notion tournait en boucle dans mes oreilles. A la sortie de Flow State, son debut album, j’ai été déçue à la première écoute. En effet, je trouvais que la spontanéité qui fait en grande partie le talent de cette artiste avait perdue de son intensité avec des titres plus « commerciaux ». Un concert à l’Olympia plus tard, j'ai réalisé que ces versions studios desservent la virtuose instrumentaliste qui brille sur scène où elle vit sa musique. La voir en live est un moment de partage inoubliable emplit d’une énergie communicative. L’esprit de Bob Marley plane sur cette transe musicale aux accents trip hop.

 

18:26 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

30/12/2015

Les 9 albums de mon année 2015.

Après presqu’un an d’absence, me voilà de retour (furtivement) pour vous présenter les albums qui ont marqué mon année 2015. Comparé au précédent, ce cru est moins riche et moins éclectique. J’aurais aimé y inclure le nouvel album des Red Hot Chili Peppers qui se fait toujours attendre ou bien les deux volets de HITNRUN de Prince que j’ai à peine écoutés. J’aurais aimé y dire du bien du dernier né de Drake. Oui mais bon, mon classement se fera sans eux. Alors sans plus attendre, voici le top 9 de mes opus préférés  cette année.

 

Erik.jpg9. Somebody’s Party d’Erik Hassle : Condensé d’une électro pop classique mais accrocheuse, l’EP du suédois Erik Hassle est une invitation à se déhancher sur la piste de danse. Un six titres sans surprises mais efficace.

 

 

 

Jeanne Added.jpg8. Be Sensational de Jeanne Added : Jeanne Added, nouvelle arrivée sur la scène pop-rock électro française n’a pas complétement fait sensation, me concernant, avec cet opus. Il n’y a pas assez de titres qui se détachent du lot mais ceux qui y parviennent le font admirablement. Je trouve Jeanne Added plus efficace en live et, les morceaux qui n’ont pas eu mes faveurs en studio passent mieux sur scène.

 

 

Newton.jpg7. Human Love de Newton Faulkner : Je peux autant aimer que détester la musique de Newton Faulkner. Ses deux premiers albums font partis de mes préférés tout genre confondu mais, la mayonnaise n’a pas du tout pris avec les deux suivants trop fades à mon goût. Voilà donc une double surprise que de retrouver cet album dans mon top. Double, parce que l’artiste a su renouveler sa musique. Sa folk est plus pop, sa folk pop est plus accrocheuse et parfois teintée de rock. Il me fallait d’un tel changement pour de nouveau apprécier un album de Newton Faulkner. J’apprécie Human Love pour ce qu’il est, un flot de chaleur humaine et de générosité.

 

Miyavi.jpg6. The Others de Miyavi : Le roi du J-Rock a encore frappé ! Il récidive avec un dixième opus plein de punch. Si certains titres ne retiennent pas l’attention, d’autres nous embarquent dès la première écoute. Un dynamise maîtrisé et la virtuosité de Miyavi font la force de The Others.

 

 

 

Allen Stone.jpg5. Radius d’Allen Stone : Le fils spirituel de Stevie Wonder nous revient avec un troisième album produit cette fois-ci par une major. Porté par la voix rauque et saisissante d’Allen Stone, Radius est une explosion de soul pleine de lucidité.

 

 

 

 

Kehlani.jpg4. You Should Be Here de Kehlani : Dans une scène rnb en pleine mutation/évolution, j’ai retrouvé dans le son alternatif de Kehlani quelque chose d’old school qui m’a rendue nostalgique. Loin des vocoder et autres auto-tune, You Should Be Here est un mariage de ballades et de mélodies entraînantes qui redonnent foi aux déçu.e.s du rnb actuel.

 

 

 

Miguel.jpg3. Wildheart de Miguel : Miguel m’avait déjà emballée avec son Kaleidoscope Dream et, avec cet opus il s’impose comme l’un des artistes phares du rnb alternatif. Wildheart est un album sexy qui filtre avec le rock, une ode à la concupiscence où foisonnent les rythmes sensuels. Les textes y sont crûs sans être vulgaires, ils exhalent le désir.

 

 

 

Wet.jpg2. Wet de Wet : L’influence de London Grammer nourrie l’EP éponyme de Wet, trio synthpop new-yorkais. Avant-goût prometteur d’un premier album attendu, ce maxi de quatre titres est sorti en 2013. La voix de Kelly Zutrau, force délicate, y habite des mélodies au magnétisme apaisant.

 

 

 

 

Years and years.jpgCommunion de Years and Years : Les jeunes anglais de Years and Years ont rythmé mon été. Avec leur premier album, machine à tubes portée par le timbre vibrant d’Olly Alexander, ils font une entrée sensationnelle dans le monde synthpop. Combo de mélodies irrésistibles et obsédantes, Communion empreint chacun de ses titres d’une singularité tout en offrant une écriture sensorielle, sensible.

18:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2015

The Legacy : bureau des affaires familiales.

En quête de découvertes sérielles sur notre continent, ma curiosité s’est tournée vers la Scandinavie et plus particulièrement le Danemark. The LegacyArvingerne en VO— est un drama diffusé sur DR1. La première saison, longue de dix épisodes et diffusée à partir de  janvier 2014 fut couronnée de succès dans son pays. La seconde qui compte sept épisodes est en cours de diffusion. Avant même que la série ne passe à l’antenne au Danemark, la chaîne britannique Sky Arts en a acheté les droits. Ainsi, nos voisins d’outre-Manche découvrent la saison une depuis novembre dernier. De leur côté, la France et l’Allemagne auraient fait des offres d’achat tandis que l’Australie aurait acquis les droits de la série en DVD. La DR Fiktion (The Killing, Borgen) produit la série créée par Maya Ilsøe. Avant d’en visionner le pilot, j’ignorais que The Legacy suscitait un tel engouement. Je m’attendais à vivre un dépaysement divertissant mais, certainement pas un coup de foudre.

 

The Legacy.jpg

 

Veronika Grønnegaard (Kirsten Olesen) est une célèbre artiste subversive et excentrique. Spectateurs de cette vie haute en couleurs, ses enfants aujourd’hui adultes ont en subi les conséquences. Leur éducation laxiste a marqué chacun d’entre eux de son empreinte. Frederik (Carsten Bjørnlund), le fils aîné, marié et père de deux enfants n’a pas vu sa mère depuis un an. Il rejette le mode de vie et les valeurs de cette dernière. A contrecœur, il accepte que ces enfants voient leur grand-mère mais non sans crainte qu’elle ne « corrompe » leur jeunesse. Emil (Mikkel Boe Følsgaard), son frère, est exilé en Thaïlande où il bâtit des maisons. Lorsqu’il est en mal d’argent, il contacte leur mère afin qu’elle finance ses constructions. Gro (Trine Dyrholm), leur demi-sœur, est galeriste et, de par sa profession elle est proche de leur mère. Elle doit s’accommoder des extravagances et des humeurs d’une Veronika à la franchise parfois blessante. Signe (Marie Bach Hansen), l’autre fille de Veronika a été confiée par cette dernière à l’adoption mais ignore tout de son histoire. Le décès soudain de Veronika oblige la fratrie à se réunir et dans son sillage, débute un règlement de succession compliqué.

The Legacy à l’étoffe d’un excellent drama familial faisant écho à Six Feet Under. Tout comme dans la série d’Alan Ball, la mort est ici génératrice de retrouvailles, rapprochements et conflits fraternels. Les scénaristes la dépeignent avec une honnêteté  et un réalisme qui m’ont touchée de près. La mort tombe comme un couperet sur le clan Grønnegaard et prend aussi le téléspectateur au dépourvu. Cette brutalité, m’a rappelée le décès de Nathaniel Fisher Sr., un écho d’autant plus troublant car cet épisode se déroule à Noël. Les scènes à l’hôpital m’ont aussi fait penser à des séquences déchirantes de Six Feet Under— ceux qui connaissent la série comprendront ce dont je parle.

A l’image de sa consœur américaine, The Legacy développe des thématiques simples au fort pouvoir émotionnel. Elle dresse le portait des Grønnegaard, une  famille aussi dysfonctionnelle et désunie que l’étaient à une époque les Fisher. Veronika, l’artiste baroque bouillonnante de créativité est un personnage flamboyant. Thomas (Thomas Konrad), son ex-mari, est un artiste has-been barré qui vit dans une caravane. Leur fille Gro est une femme indépendante et forte. Frederick, s’il dégage de la froideur n’est pas totalement détestable. Les scénaristes ont su le rendre humain et, il me tarde de savoir pourquoi il s’est brouillé avec sa mère. Pour le peu qu’on en voit, Emil à l’air du type sympathique qui profite de la vie. Signe, quant à elle, est une jeune fille plutôt réservée et à l’existence bien rangée.

La série peint un tableau familial par touches d’éloquence qui émaillent le pilot. Elle puisse notamment sa force dans ce sens de la progression et dans un certain minimalisme qui n’en est pas moins violent. La scène où un Frederick déguisé en Père Noël apprend le décès de sa mère mais décide de poursuivre sa soirée normalement en est une illustration. L’impassibilité de l’homme met mal à l’aise. Cependant  cette photo de famille où union et complicité règnent m’en a fait presque oublier la nouvelle apprise plus tôt. Elle est de l’acabit de ses réunions entre Braverman qui vous émeuvent avec un rien. Néanmoins, les séquences où Veronika fait abattre un sapin pour son petit-fils puis fait faire un trou dans le plafond pour qu’il tienne debout dans le salon, la scène où Thomas joue de la musique avec le petit Villads n’ont rien à envier à Parenthood 

Si le lien maternel Veronika/Signe semble cousu de fil blanc, les détails qui entourent cette histoire sont eux inattendus. La capacité du pilot  à entraîner le questionnement du téléspectateur, à le mener vers de fausses suppositions est aussi un atout. Cependant, la sobriété est la qualité maîtresse de cet épisode. Elle s’exprime comme un besoin impérieux d’en dire moins pour en suggérer le plus. Les scènes de disputes n’en sont pas vraiment, une certaine placidité les imprègne bien que les tensions soient à leur comble. Le jeu impeccable des acteurs s’harmonise avec ces idées. Le générique de la série, tout en esthétisme et métaphore est sublime. Il illustre l’éclatement familial des Grønnegaard dispersés aux quatre vents mais aussi les liens fraternels brisés et les querelles testamentaires qui vont déchirer le clan.

Le pilot de The Legacy, captivant de bout en bout, plante efficacement son décor. Il s’appuie sur une histoire maîtrisée, une écriture tout en finesse et des personnages touchants, imparfaits. Si l’envie de binge-watcher la série est plus que tentante, un visionnage à dose homéopathique permettra de savourer chaque épisode à sa juste valeur. Les premiers épisodes de la saison deux pour l’instant introuvables et les rares sous-titres anglais de cette saison obligent aussi à modérer son visionnage. Un épisode tous les deux jours ou chaque jour— pour les plus gourmands— devrait faire l’affaire. The Legacy vous fera oublier que vous attendez le retour des Pfefferman depuis une éternité et vous consolera quand vous ferez votre deuil des Braverman. Voilà une série qui irait bien dans la grille d’Arte!

 

Voici le trailer de The Legacy  pour son lancement en Angleterre.

 

20:56 Publié dans Pilot, séries | Lien permanent | Commentaires (2)