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30/12/2015

Les 9 albums de mon année 2015.

Après presqu’un an d’absence, me voilà de retour (furtivement) pour vous présenter les albums qui ont marqué mon année 2015. Comparé au précédent, ce cru est moins riche et moins éclectique. J’aurais aimé y inclure le nouvel album des Red Hot Chili Peppers qui se fait toujours attendre ou bien les deux volets de HITNRUN de Prince que j’ai à peine écoutés. J’aurais aimé y dire du bien du dernier né de Drake. Oui mais bon, mon classement se fera sans eux. Alors sans plus attendre, voici le top 9 de mes opus préférés  cette année.

 

Erik.jpg9. Somebody’s Party d’Erik Hassle : Condensé d’une électro pop classique mais accrocheuse, l’EP du suédois Erik Hassle est une invitation à se déhancher sur la piste de danse. Un six titres sans surprises mais efficace.

 

 

 

Jeanne Added.jpg8. Be Sensational de Jeanne Added : Jeanne Added, nouvelle arrivée sur la scène pop-rock électro française n’a pas complétement fait sensation, me concernant, avec cet opus. Il n’y a pas assez de titres qui se détachent du lot mais ceux qui y parviennent le font admirablement. Je trouve Jeanne Added plus efficace en live et, les morceaux qui n’ont pas eu mes faveurs en studio passent mieux sur scène.

 

 

Newton.jpg7. Human Love de Newton Faulkner : Je peux autant aimer que détester la musique de Newton Faulkner. Ses deux premiers albums font partis de mes préférés tout genre confondu mais, la mayonnaise n’a pas du tout pris avec les deux suivants trop fades à mon goût. Voilà donc une double surprise que de retrouver cet album dans mon top. Double, parce que l’artiste a su renouveler sa musique. Sa folk est plus pop, sa folk pop est plus accrocheuse et parfois teintée de rock. Il me fallait d’un tel changement pour de nouveau apprécier un album de Newton Faulkner. J’apprécie Human Love pour ce qu’il est, un flot de chaleur humaine et de générosité.

 

Miyavi.jpg6. The Others de Miyavi : Le roi du J-Rock a encore frappé ! Il récidive avec un dixième opus plein de punch. Si certains titres ne retiennent pas l’attention, d’autres nous embarquent dès la première écoute. Un dynamise maîtrisé et la virtuosité de Miyavi font la force de The Others.

 

 

 

Allen Stone.jpg5. Radius d’Allen Stone : Le fils spirituel de Stevie Wonder nous revient avec un troisième album produit cette fois-ci par une major. Porté par la voix rauque et saisissante d’Allen Stone, Radius est une explosion de soul pleine de lucidité.

 

 

 

 

Kehlani.jpg4. You Should Be Here de Kehlani : Dans une scène rnb en pleine mutation/évolution, j’ai retrouvé dans le son alternatif de Kehlani quelque chose d’old school qui m’a rendue nostalgique. Loin des vocoder et autres auto-tune, You Should Be Here est un mariage de ballades et de mélodies entraînantes qui redonnent foi aux déçu.e.s du rnb actuel.

 

 

 

Miguel.jpg3. Wildheart de Miguel : Miguel m’avait déjà emballée avec son Kaleidoscope Dream et, avec cet opus il s’impose comme l’un des artistes phares du rnb alternatif. Wildheart est un album sexy qui filtre avec le rock, une ode à la concupiscence où foisonnent les rythmes sensuels. Les textes y sont crûs sans être vulgaires, ils exhalent le désir.

 

 

 

Wet.jpg2. Wet de Wet : L’influence de London Grammer nourrie l’EP éponyme de Wet, trio synthpop new-yorkais. Avant-goût prometteur d’un premier album attendu, ce maxi de quatre titres est sorti en 2013. La voix de Kelly Zutrau, force délicate, y habite des mélodies au magnétisme apaisant.

 

 

 

 

Years and years.jpgCommunion de Years and Years : Les jeunes anglais de Years and Years ont rythmé mon été. Avec leur premier album, machine à tubes portée par le timbre vibrant d’Olly Alexander, ils font une entrée sensationnelle dans le monde synthpop. Combo de mélodies irrésistibles et obsédantes, Communion empreint chacun de ses titres d’une singularité tout en offrant une écriture sensorielle, sensible.

18:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2015

The Legacy : bureau des affaires familiales.

En quête de découvertes sérielles sur notre continent, ma curiosité s’est tournée vers la Scandinavie et plus particulièrement le Danemark. The LegacyArvingerne en VO— est un drama diffusé sur DR1. La première saison, longue de dix épisodes et diffusée à partir de  janvier 2014 fut couronnée de succès dans son pays. La seconde qui compte sept épisodes est en cours de diffusion. Avant même que la série ne passe à l’antenne au Danemark, la chaîne britannique Sky Arts en a acheté les droits. Ainsi, nos voisins d’outre-Manche découvrent la saison une depuis novembre dernier. De leur côté, la France et l’Allemagne auraient fait des offres d’achat tandis que l’Australie aurait acquis les droits de la série en DVD. La DR Fiktion (The Killing, Borgen) produit la série créée par Maya Ilsøe. Avant d’en visionner le pilot, j’ignorais que The Legacy suscitait un tel engouement. Je m’attendais à vivre un dépaysement divertissant mais, certainement pas un coup de foudre.

 

The Legacy.jpg

 

Veronika Grønnegaard (Kirsten Olesen) est une célèbre artiste subversive et excentrique. Spectateurs de cette vie haute en couleurs, ses enfants aujourd’hui adultes ont en subi les conséquences. Leur éducation laxiste a marqué chacun d’entre eux de son empreinte. Frederik (Carsten Bjørnlund), le fils aîné, marié et père de deux enfants n’a pas vu sa mère depuis un an. Il rejette le mode de vie et les valeurs de cette dernière. A contrecœur, il accepte que ces enfants voient leur grand-mère mais non sans crainte qu’elle ne « corrompe » leur jeunesse. Emil (Mikkel Boe Følsgaard), son frère, est exilé en Thaïlande où il bâtit des maisons. Lorsqu’il est en mal d’argent, il contacte leur mère afin qu’elle finance ses constructions. Gro (Trine Dyrholm), leur demi-sœur, est galeriste et, de par sa profession elle est proche de leur mère. Elle doit s’accommoder des extravagances et des humeurs d’une Veronika à la franchise parfois blessante. Signe (Marie Bach Hansen), l’autre fille de Veronika a été confiée par cette dernière à l’adoption mais ignore tout de son histoire. Le décès soudain de Veronika oblige la fratrie à se réunir et dans son sillage, débute un règlement de succession compliqué.

The Legacy à l’étoffe d’un excellent drama familial faisant écho à Six Feet Under. Tout comme dans la série d’Alan Ball, la mort est ici génératrice de retrouvailles, rapprochements et conflits fraternels. Les scénaristes la dépeignent avec une honnêteté  et un réalisme qui m’ont touchée de près. La mort tombe comme un couperet sur le clan Grønnegaard et prend aussi le téléspectateur au dépourvu. Cette brutalité, m’a rappelée le décès de Nathaniel Fisher Sr., un écho d’autant plus troublant car cet épisode se déroule à Noël. Les scènes à l’hôpital m’ont aussi fait penser à des séquences déchirantes de Six Feet Under— ceux qui connaissent la série comprendront ce dont je parle.

A l’image de sa consœur américaine, The Legacy développe des thématiques simples au fort pouvoir émotionnel. Elle dresse le portait des Grønnegaard, une  famille aussi dysfonctionnelle et désunie que l’étaient à une époque les Fisher. Veronika, l’artiste baroque bouillonnante de créativité est un personnage flamboyant. Thomas (Thomas Konrad), son ex-mari, est un artiste has-been barré qui vit dans une caravane. Leur fille Gro est une femme indépendante et forte. Frederick, s’il dégage de la froideur n’est pas totalement détestable. Les scénaristes ont su le rendre humain et, il me tarde de savoir pourquoi il s’est brouillé avec sa mère. Pour le peu qu’on en voit, Emil à l’air du type sympathique qui profite de la vie. Signe, quant à elle, est une jeune fille plutôt réservée et à l’existence bien rangée.

La série peint un tableau familial par touches d’éloquence qui émaillent le pilot. Elle puisse notamment sa force dans ce sens de la progression et dans un certain minimalisme qui n’en est pas moins violent. La scène où un Frederick déguisé en Père Noël apprend le décès de sa mère mais décide de poursuivre sa soirée normalement en est une illustration. L’impassibilité de l’homme met mal à l’aise. Cependant  cette photo de famille où union et complicité règnent m’en a fait presque oublier la nouvelle apprise plus tôt. Elle est de l’acabit de ses réunions entre Braverman qui vous émeuvent avec un rien. Néanmoins, les séquences où Veronika fait abattre un sapin pour son petit-fils puis fait faire un trou dans le plafond pour qu’il tienne debout dans le salon, la scène où Thomas joue de la musique avec le petit Villads n’ont rien à envier à Parenthood 

Si le lien maternel Veronika/Signe semble cousu de fil blanc, les détails qui entourent cette histoire sont eux inattendus. La capacité du pilot  à entraîner le questionnement du téléspectateur, à le mener vers de fausses suppositions est aussi un atout. Cependant, la sobriété est la qualité maîtresse de cet épisode. Elle s’exprime comme un besoin impérieux d’en dire moins pour en suggérer le plus. Les scènes de disputes n’en sont pas vraiment, une certaine placidité les imprègne bien que les tensions soient à leur comble. Le jeu impeccable des acteurs s’harmonise avec ces idées. Le générique de la série, tout en esthétisme et métaphore est sublime. Il illustre l’éclatement familial des Grønnegaard dispersés aux quatre vents mais aussi les liens fraternels brisés et les querelles testamentaires qui vont déchirer le clan.

Le pilot de The Legacy, captivant de bout en bout, plante efficacement son décor. Il s’appuie sur une histoire maîtrisée, une écriture tout en finesse et des personnages touchants, imparfaits. Si l’envie de binge-watcher la série est plus que tentante, un visionnage à dose homéopathique permettra de savourer chaque épisode à sa juste valeur. Les premiers épisodes de la saison deux pour l’instant introuvables et les rares sous-titres anglais de cette saison obligent aussi à modérer son visionnage. Un épisode tous les deux jours ou chaque jour— pour les plus gourmands— devrait faire l’affaire. The Legacy vous fera oublier que vous attendez le retour des Pfefferman depuis une éternité et vous consolera quand vous ferez votre deuil des Braverman. Voilà une série qui irait bien dans la grille d’Arte!

 

Voici le trailer de The Legacy  pour son lancement en Angleterre.

 

20:56 Publié dans Pilot, séries | Lien permanent | Commentaires (2)

15/01/2015

Empire State of Mind.

Empire est la série que je trépignais de voir depuis son annonce aux Upfronts. J’adore les dramas, surtout lorsqu’ils gravitent autour de familles unies ou dysfonctionnelles. L’ensemble cast afro-américain et le milieu musical du hip-hop dans lequel se déroule la série avaient de quoi titiller mon intérêt. Cerises sur le gâteau, son co-créateur Lee Daniels, le rôle majeur de Terrence Howard et une bande son signée Timbaland. Sur le papier, Empire avait tout de la fiction prometteuse. A peine la première promo dévoilée, j’en faisais déjà une pépite, qui, incomprise du public américain serait vite annulée. Bien souvent, quand on fonde trop d’espoirs en une série on tombe de cent-deux étages comme de l’Empire State Building. Récit d’une déception imprévue.

Empire.jpg

Empire suit les aventures du clan Lyon. Lucious (Terrence Howard) le patriarche, un ancien dealer reconverti en magnat de l’industrie musicale est à la tête d’Empire Entertainment. Se sachant malade, il lance une « compétition » à l’issue de laquelle l’un de ses trois fils deviendra PDG de la maison de production. Andre (Trai Byers), l’aîné de la famille est diplômé d’une université de l’Ivy League et travaille aux côtés de son père. Avide de pouvoir, c’est un fin calculateur encouragé dans ses ambitions par son épouse. Jamal (Jussie Smolett), le cadet, est un auteur-compositeur talentueux. Il tient à son indépendance artistique et assume tant bien que mal son homosexualité. Hakeem, le benjamin et le chouchou à papa est une future étoile montante du hip hop qui rêve de paillettes. Il  aime le luxe et la fête. Lorsque Cookie (Taraji P. Henson), la mère des garçons et ex-femme de Lucious est libérée de prison secrets et rancunes sont déterrés. Cookie a passé dix-sept ans derrière les barreaux pour trafic de drogue, celui-là même qui a permis de financer la carrière de Lucious et Empire Entertainment, la boîte qu’ils ont ensemble co-créé. Cookie est une grande gueule revenue réclamer sa part du gâteau mais aussi une mère aimante.

Dès la première scène, le pilot nous plonge dans l’univers musical dans lequel baignent les Lyon avec une séance d’enregistrement en studio. Si je suis rentrée sans difficultés dans l’histoire, la structure narrative m’a elle posée problème. En effet, j’ai eu davantage le sentiment de visionner un empilage de scènes sans aucuns liens logiques entre elles. J’ai également manqué de repères spatio-temporels. D’une part, la chronologie de l’histoire est parfois décousue. Les séquences où l’on voit Lucious à l’hôpital sont trop courtes et n’apportent pas grand intérêt à l’intrigue si ce n’est celui de créer un faux mini suspens— de quoi Lucious peut-il bien souffrir ? Les flashbacks certes utiles, jouent trop sur la corde mélodramatique avec ces musiques extradiégétiques conçues par Hollywood pour vous arracher une larme. Ma remarque clichée l’est tout autant que ces scènes. S’il y a bien une chose qui m’insupporte c’est cette manie de vouloir contrôler les émotions des téléspectateurs par ce genre de procédés. Les scénaristes ont donc raté leur objectif lacrymal avec moi et, à cause de cette exagération, l’importance, l’impact, de ces scènes m’a laissée insensible. L’autre problème de taille qui m’a dérangée concerne l’âge des acteurs. Moins de quinze ans séparent Terrence Howard et Taraji P. Henson des jeunes hommes qui interprètent leurs deux fils. Si l’on donne facilement plusieurs années de moins à Jussie Smollett, ce n’est pas le cas de Trai Byers. Alors pour rester dans les clichés, j’ai supposé que les Lyons avaient été parents à l’adolescence. Les flashbacks ont en parti infirmée mon idée mais, il reste une zone d’ombre concernant Andre vu qu’il n’apparait pas dans ces séquences.

L’histoire et les storylines amorcées par le pilot n’ont rien d’original. L’absence de la figure maternelle ou encore les relations conflictuelles père-fils sont des thématiques vendeuses mais, encore faut-il les rendre un tant soit peu intéressantes. Pour l’instant, Empire n’a fait que les effleurer et on ne peut lui en tenir rigueur car il s’agit du pilot. Néanmoins, j’attends beaucoup de la relation Lucious/Jamal. Le flashback où un petit Jamal s’habille en femme et attise les foudres de Lucious était affligeant. En 2015, comment peut-on encore dire que « les garçons qui piquent les vêtements de leur maman sont gays » ? C’est tellement binaire ! Cette scène a selon moi deux buts. Premièrement, insister sur la « différence » de Jamal par rapport au milieu dans lequel il grandit. Deuxièmement, créer un catalyseur dans les conflits, la distance père-fils. Ah, et but complémentaire mais non des moindres : si vous ne l’aviez pas déjà compris Jamal est d-i-f-f-é-r-e-n-t ! Bon, trêve d’ironie, j’espère que la série sera allé au-delà de l’homophobie paternelle comme fondement de leur froid, qu’elle creusera plus loin afin d’expliquer cette situation. En parlant de Jamal, il me tarde de découvrir comment les scénaristes vont aborder sa sexualité. Le hip-hop est un milieu connu pour son homophobie. Empire se doit de traiter cet aspect du « business » sans pour autant dépeindre un tableau tout noir. De plus, il ne suffit pas de dénoncer l’homophobie, il faut montrer et expliquer ses rouages. Comme beaucoup d’autres personnes, j’attendrai les scénaristes au tournant avec cette storyline.

La libération de Cookie, on le comprend d’emblée, sera en autres l’occasion de rattraper le temps perdu auprès de ses fils. Hormis les coups de balai que Cookie assène à Hakeem, ces retrouvailles familiales ne m’ont pas marquée. Il me manquait ce truc en plus pour que l’émotion soit au rendez-vous. A la rigueur, j’aurais préféré que les scénaristes en fasse des tonnes comme ça j’aurais pu leur reprocher d’avoir fait l’effort de ne pas rendre ces moments clés quasi banals. Puisque je suis lancée sur le dossier Cookie, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin. La facilité avec laquelle l’ex Madame Lyon semble refaire surface hors de prison m’a particulièrement frappée. Après dix-sept années derrière les barreaux, j’ai du mal à croire que l’on puisse revenir parmi les siens comme si on avait passé tout ce temps à l’étranger ou en vacances. Cookie à l’air d’être une femme coriace au caractère fort et elle a dû en voir des vertes et des pas mûres. Cependant, je ne conçois pas qu’elle ait pu sortir totalement indemne de cet enfermement. Elle a été séparée de ses enfants, seul l’un d’entre eux lui rendait visite au parloir et son mari à divorcer. Tous ces facteurs et bien d’autres l’ont forcée à se construire une carapace mais, j’aurais aimé entrevoir des fissures dans cette armure de béton. Certain-e-s me diront qu’il faudra laisser les épisodes faire leur œuvre pour cela. Certes, mais en soulignant la détermination du personnage, cet esprit de vengeance qui l’anime les scénaristes n’ont pas rendu très crédible son retour à la vie « normale ».

Dans l’ensemble, les personnages d’Empire sont stéréotypés. Hakeem est le parfait prototype du rapper bling bling pour qui célébrité rime avec argent, filles en pagaille et drogue. Jamal est l’artiste libre-penseur qui refuse les codes du « business » et le fils à maman donc il est forcément gay. Andre tient de son père, il est assoiffé de pouvoir et de succès. Parmi tout ce monde, il y Cookie le roc, la gueularde de service aux tenues extravagantes. J’ai le sentiment qu’elle va mener pas mal de personnes par le bout du nez et se retrouver avec des cartes importantes en main. Malgré les défauts que j’ai soulignés auparavant, ce personnage tire plutôt bien son épingle du jeu et l’interprétation de Taraji P. Henson y est pour beaucoup.  Bref, Cookie me redonne espoir en la série.  Elle a un rôle important à jouer au sein d’Empire Entertainment qui est en majorité dominée par des hommes. Une fois encore j’attends les scénaristes au tournant quant à la manière dont ils feront évoluer ce personnage dans un univers masculin. Pour rester dans le positive, les séquences musicales de l’épisode étaient réussies. J’ai adoré le duo improvisé entre Hakeem et Jamal, leur complicité crevait l’écran. Le solo de Jussie Smollett était lui aussi excellent. Si dans son pilot Empire brille par ses faiblesses, elle a su s’appuyer sur le talent musical de ses acteurs.

Au bout du compte, pourquoi regarder Empire après le portrait peu attrayant que je viens d’en dresser ? Parce que toutes les séries— enfin presque— devraient avoir droit à une seconde chance. Parce que c’est une série musicale qui offre des compositions de qualité. Parce que cette série musicale n’a pas été créée par Ryan Murphy mais Lee Daniels. Parce qu’elle sera peut-être annulée. Sur ce, je vais regarder le deuxième épisode en espérant qu’on ne puisse tomber plus bas sur l’échelle de la déception.

 

23:20 Publié dans Pilot, séries | Lien permanent | Commentaires (2)